Camille CLAUDEL : Sa Vie d’Odile AYRAL-CLAUSE

“Le métier de sculpteur est pour un homme une espèce de défi perpétuel au bon sens, il est, pour une femme isolée et pour une femme au tempérament de ma soeur, une pure impossibilité” de Paul CLAUDEL (1951).

Bibliothèque HAZAN

Quelle belle mise en lumière par Odile AYRAL-CLAUSE sur la personne de Mademoiselle Camille CLAUDEL ! Ce livre constructif s’appuie sur une recherche approfondie ; de témoignages, de courriers, de photos. Il met en relief, le parcours de vie et la personnalité de Camille, repoussant toute forme de fiction. Après l’avoir lu, vous n’aurez plus jamais, la même perception sur cette femme sculptrice. Dans les années 1880, la femme artiste n’avait pas le droit d’intégrer les beaux-arts. Elle n’avait pas accès au nu. Elle était traitée en infériorité.

Son génie, s’est façonné dans son travail acharné.

Entêtée et tyrannique avec les autres, pour mener à bien son oeuvre.

Animée, au cours de son enfance, par cette terre à Villeneuve, qui regorgeait d’un riche argile rouge.

Grâce aux correspondances, nous découvrons un RODIN aimant. Camille était  entourée d’amis fidèles,  un père et un frère qui l’adorait et la craignait à la fois.

Mais fière, Camille repoussait l’aide, s’enfermant dans un obscurantisme total, voulant à juste titre, être reconnue en tant que femme sculptrice, dans un monde qui n’était pas malheureusement pas prêt !

 

Les Tribulations d’une cuisinière Anglaise de Margaret Powell, un récit qui a inspiré la série “Downton Abbey”

Un récit qui a inspiré la série “Downton Abbey”.

Les tribulations d’une Cuisinière Anglaise

“C’est quelque chose d’enraciné en soi, et même si çà prend dix, vingt ou quarante ans, on finit par être capable de réaliser le désir qu’on avait depuis le début” de Margaret Powell.

Mon Chou à la Crème

Résumé :  Deuxième d’une famille de sept enfants, dans l’Angleterre des années 1920, Margaret obtient son concours d’entrée au collège, à l’âge de treize ans. Désirant devenir institutrice, ses parents de condition pauvre, font la démarche, pour s’entretenir avec la directrice. Mais à cette époque, les bourses ne l’État n’existent pas. Sachant que Margaret ne toucherait pas un sou avant ses dix huit ans et qu’ils devraient assurer nourriture et vêtement, Margaret est obligée d’arrêter ses études. Margaret ne souffre pas de cette pauvreté, au contraire Margaret est très gaie. Elle nous parle de cette joie, de jouer en toute liberté,  contrairement aux enfants riches, dont leur liberté est restreinte, surveillés par des nounous.

Margaret rentre dans des familles, nourrie, logée, tout d’abord comme fille de cuisine, mais grâce à son intelligence, elle obtient rapidement un poste de “Cuisinière”.

Margaret a pour objectif dès le départ, de se trouver un mari à l’extérieur, qui la libèrera.

Margaret est à l’opposé, des serviteurs  qui vivent à travers leurs maîtres tant qu’ils finissent par les imiter. Elle rend son tablier bien souvent, pour vivre d’autres expériences,  levant le voile sur les dessous de  ses différentes maisons et de leurs maîtres.   Grâce à son témoignage, nous traversons avec Margaret,  l’évolution de la condition de la cuisinière de 1920 à celle des années 1960.

Mon Tournedos sauté Châtelaine, pommes noisettes sur fond d’artichaut