La déchéance d’Aphrodite, devant l’innocence et la beauté de Psyché

C’est à l’incroyable crise de jalousie,  de ma mère Aphrodite , née du sein azuré des mers et formée de la rosée des vagues écumeuses, que je dois ma rencontre, avec la plus palpitante âme terrestre.

Elle tient ce discours :

  • “Moi, qui a été élue par le berger Paris, couronnée par le grand Zeus, pour régner au titre de “déesse de l’amour et de la beauté, devant deux grandes divinités Héra et Pallas. Me voici détrônée, par une jeune mortelle !” hurle t-elle folle de rage.
  • “Que ce soit à Paphos, à Cnide sur la côte d’Asie Mineure, dans l’île de Cythère, tous mes sanctuaires sont désertés ! Plus personne, ne vient y faire des sacrifices. Plus de cérémonies célébrées en mon honneur ! Mes coussins sont piétinés ! Mes images restent sans couronnes ! Que de cendres refroidies souillent mon autel !

Le peuple de tout le continent se déplace,  pour venir contempler une jeune mortelle, au nom de Psyché. Ils portent leur main droite à leur lèvres, pour la baiser, l’index posé sur le pouce levé. Ils lui adressent des prières. Ils lui implorent sa grâce . Ils la couvrent de guirlandes et de fleurs, quand elle traverse la rue.

Je n’ai jamais vu ma mère si en colère, sa très grande beauté, n’ayant jamais été remit en cause. Mais, je sais qu’au fil des âges, elle avait perdu de sa beauté.

Mauvais garnement, j’ai envie de retourner son coeur déjà inquiété, en rajoutant :

-“Psyché est encore plus belle, parée de sa fleur virginale” et je ris de bon coeur.

Le visage d’Aphrodite se décompose :

-“Arrête de rire bêtement ! Je suis ta mère ! Tu n’as pas honte de te moquer de moi ainsi ! Grâce à moi, tu as hérité de cette torche, de cet arc et de ces flèches.” me reproche t-elle.

Et dans un commandement :

-“Sers-toi de cet attirail et apprête-toi à me venger ! Attise le coeur de cette jeune mortelle, pour le plus infortuné être mortel.”

Ma mère me sait joueur. Elle sait très bien, que je vais prendre un sacré plaisir, à retourner sa beauté et son innocence, contre la belle Psyché. Et, c’est comme çà, que j’eus le plaisir, de croiser le plus beau regard de la Terre.

 

 

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